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Histoire et chiffres-clés

Le saviez-vous ?

En 2011, 750 Agendas 21 locaux ont été recensés en France dont 193 reconnus au titre de l'appel à reconnaissance ministérielle (Source : INSEE)

Le Gironde est le département le plus dynamique de France pour la mise en oeuvre d'Agendas 21 : 57 collectivités membres du Conseil départemental des Agendas 21 locaux (Source : Conseil Général de la Gironde)

Origines du développement durable

Les premières origines du développement durable remontent aux années 70, marquées déjà à l'époque par des crises écologiques et énergétiques.

1968 : le Club de Rome précurseur

En 1968, a lieu à Rome, la première réunion du Club de Rome piloté par Aurelio Peccei, italien membre du conseil d'administration de Fiat et d'Alexander King.

Ce groupe de réflexion réunissant scientifiques, économiestes, fonctionnaires nationaux et internationaux, ainsi que des industriels de 53 pays, avaient pour objectif d'étudier et d'anticiper des problèmes complexes auxquels doivent faire face toutes les sociétés industrialisées ou en développement.

Il fut précurseur en matière de développement durable et d'empreinte écologique*.

Années 70 : prise de conscience mondiale des enjeux environnementaux

En 1972, le Club de Rome* publie son premier rapport afin d'anticiper les impacts de la croissance économique sur l'environnement. Selon ce rapport, la poursuite de cette croissance entraînerait dans la deuxième moitié du XXIè siècle une chute brutale de la population due à la pollution, à l'appauvrissement des sols cultivables et à la raréfaction des ressources énergétiques.

La même année a lieu lieu le premier Sommet de la Terre organisé par l'ONU (Organisation des Nations Unies) à Stockholm en Suède. L'objectif étant de gérer collectivement à l'échelle mondiale les enjeux environnementaux. Le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) est créé.

La crise pétrolière de 1973, suivie de nombreuses castastrophes écologiques et industrielles (Seveso, Olympic Brevery, Amoco Cadiz, etc.), ont rapidement démontré le lien entre environnement et développement, ainsi que la réalité de l'épuisement des ressources et de la dégradation de l'environnement.

Années 80 : la coopération internationale pour l'environnement s'intensifie

En 1982, le deuxième Sommet de la Terre est organisé à Nairobi au Kenya.

1983 : le lien entre environnement et développement est établi

Cette prise de conscience de l'opinion publique entraîne dès 1983 la création de la Commission mondiale sur l'environnement et le développement par l'Organisation des Nations Unies. Cette Commission a pour objectif de définir un programme de coopération internationale et pluridisplinaire sur les problèmes environnementaux.

Présidée par Madame Gro Harlem Brundtland, ancienne Premier Ministre de Norvège, la Commission réalise une étude sur 3 ans en rencontrant différents acteurs de pays pays développés et en développement (gouvernements, ONG, grand public, etc.). 75 études sont commandées pour l'analyse des enjeux environnementaux, sociaux et économiques.

1987 : naissance officielle du développement durable

Le Rapport final intitulé Our Common Future (Notre avenir à tous) est publié en 1987, et est plus communément appelé Rapport Brundtland.

Ce rapport met en évidence les interconnexions entre les enjeux sociaux, économiques et environnementaux.

Il permet ainsi de donner naissance à la notion de "développement durable" ("développement soutenable" dans les pays anglosaxons) et de lui donner une définition officielle : "un développement qui répond aux besoins des générations présentes dans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs".

Origines de l'Agenda 21

1992 : naissance de l'Agenda 21 mondial

C'est en 1992, que la Conférence des Nations Unies s'est réunie à Rio de Janeiro pour le troisième Sommet de la Terre, réunissant 178 pays et 110 Chefs d'Etats et de gouvernements.

A cette occasion, la lutte contre le changement climatique est au coeur des débats. La Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) est lancée afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Le Protocole de Kyoto en 1997 en est l'aboutissement. La Déclaration sur les forêts et la Convention sur la biodiversité sont également ratifiées pour établir des normes d'utilisation du patrimoine génétique mondial.

Un texte fondateur de 27 principes est ainsi adopté : la "Déclaration de Rio sur l'environnement et le développement durable". Elle précise la notion de développement durable.

Enfin, elle fut l'occasion d'adopter le programme d'action pour le XXIème siècle, appelé Action 21 ou Agenda 21. Il énumère 2500 recommandations pour mettre en oeuvre concrètement la déclaration de Rio.

De nombreuses thématiques sont abordées : santé, logement, pollution de l'air, gestion des mers, des forêts, des montagnes, gestion des ressources en eau et assainissement, désertification, agriculture, gestion des déchets, etc.

Le rôle de chacun des acteurs a été défini dans la mise en oeuvre du développement durable : population, ONG, collectivités territoriales, entreprises, chercheurs, agriculteurs, etc.

Le programme Action 21 sert de référence pour la mise en oeuvre concrète du développement durable dans les territoires.

Années 2000 : stratégies nationales et développement des Agenda 21

En 2002, le quatrième Sommet de la Terre a eu lieu à Johannesburg en Afrique du Sud. Les débats ont portés particulièrement sur la lutte contre le changement climatique.

Suite au Sommet de Johannesburg, l'Union Européenne demande à chaque Etat membre de mettre en oeuvre une Stratégie Nationale de Développement Durable (SNDD).

En 2003, la France crée la première pour 5 ans (2003-2008). Elle est pilotée par le Comité Interministériel pour le développement durable, sous la tutelle du Ministère de l'Ecologie, afin d'intégrer le développement durable dans la politique gouvernementale et l'ensemble des politiques publiques. Voir le rapport final de la SNDD 2003-2008.

  • Elle donne une vision commune des enjeux et évolutions nécessaires à court et moyen terme
  • Elle précise les modalités d'intégration du développement durable aux politiques publiques
  • Elle suit les progrès réalisés

L'Agenda 21 devient l'outil indispensable des collectivités pour intégrer concrètement les principes de développement durable. Les régions, les départements, les intercommunalités, les communes, les Pays et Syndicats intercommunaux mettent en place leurs Agenda 21.

En 2008, l'objectif de 500 Agendas 21 locaux, fixé par la SNDD, est atteint. En 2011, 750 Agendas 21 locaux sont recensés dont 193 reconnus au titre de l'appel à reconnaissance ministérielle.

La SNDD 2010-2013 a mis l'accent sur une économie verte et équitable. Accédez à la version en ligne de la SNDD 2010-2013.

En 2015, la loi de transition énergétique pour une croissance verte crée un élan d’écologie positive qui lève les freins, libère les initiatives et donne à chacun le pouvoir d’agir. Ce sont tous les acteurs, collectivités territoriales, associations, entreprises et citoyens qui feront progressivement émerger un nouveau modèle de société qui allie progrès économique, écologique et humain. S’appuyant sur cette dynamique, la stratégie nationale de transition écologique vers un développement durable 2015-2020 succède à la stratégie nationale de développement durable 2010-2013 en fixant le nouveau cap en matière de développement durable. Elle assure la cohérence de l’action publique et facilite l’appropriation par le plus grand nombre des enjeux et des solutions à apporter. Elle repose sur trois piliers. En savoir plus.

La loi Grenelle 2, publiée au Journal Officiel 13 juillet 2010, donne un cadre de référence aux Agenda 21 locaux reprenant les objectifs de la SNDD :

  • Cohésion sociale
  • Epanouissement humain
  • Climat
  • Biodiversité, ressources
  • Consommation responsable