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Jardiner écologique

 

Pour commencer, qu'est-ce que le jardinage écologique et pourquoi dois-je me lancer ?!

3 raisons de jardiner écologique

 

  • N°1 : Les pesticides ne font bon ménage ni avec la diversité écologique, ni avec la santé…

D'une part, les jardiniers amateurs français consomment près de 8 000 tonnes de produits phytosanitaires par an ! Les jardins seraient ainsi responsables de 25% de la pollution des cours d'eau et des nappes phréatiques.

D'autre part, les abeilles et les pollinisateurs assurent la reproduction de 80% des espèces végétales, et donc alimentaires. Cependant, ils sont détruits par les pesticides et cela nuit à l'écosystème*.

Le Saviez-vous ?
Avec une consommation de 70 000 à 120 000 tonnes par an, la France se classe premier pays utilisateur européen de pesticides.
50% des fruits, légumes et céréales vendus en Europe, présentent des traces de pesticides, selon un rapport de la Commission européenne publié fin 2008.
Les Français ont des taux de pesticides et PCB (polychlorobiphényles) trois fois supérieurs aux Allemands et aux Américains (étude INVS Institut de veille sanitaire, 2010).

http://www.invs.sante.fr/publications/2011/exposition_polluants_enns/plaquette_exposition_polluants_enns.pdf
http://www.lexpress.fr/actualite/environnement/pesticides-les-francais-en-ont-plein-le-sang_972072.html

Qu’est-ce que les pesticides ?

Les pesticides utilisés pour accroître les rendements des cultures agricoles sont également appelés "produits phytosanitaires". Ils désignent des substances chimiques de synthèse utilisées, en agriculture, dans un cadre domestique ou urbain, pour contrôler ou éliminer des organismes indésirables (herbes, champignons, rongeurs, insectes…).

Il existe trois grandes familles de pesticides agricoles : les insecticides (contre les insectes nuisibles), les herbicides (contre les mauvaises herbes) et les fongicides (contre les champignons).

Si les pesticides permettent d’augmenter les rendements des cultures, ils restent des produits toxiques, dangereux pour la santé humaine (malformations congénitales, cancers, troubles neurologiques, de la fertilité et du système immunitaire), et dangereux pour l’environnement (pollution des rivières et des nappes phréatiques, empoisonnement des abeilles, des oiseaux et autres animaux).

 

  • N°2 : S’adapter à la nature et utiliser ses atouts sont gages de réussite

Afin de favoriser la diversité au jardin, il est essentiel de se tourner vers des produits naturels, bien souvent multifonction, tels que le savon noir, le bicarbonate de soude, le vinaigre blanc ou le compost / lombricompost.

La nature s’adapte, mais il est important de la comprendre et de s’adapter à ses contraintes et particularités pour arriver aux résultats escomptés (nature du sol, ensoleillement, drainage, association des plantes pour se protéger des parasites, etc.). S’adapter aux particularités du lieu est un gage de réussite pour toutes les plantations !

 

  • N°3 : Faire évoluer la perception de la nature et du jardin

N’oublions jamais que la nature est bien faite. Attention aux idées reçues et à la perception de la nature aseptisée. Un jardin, plein de fleurs et caractérisé par de l’herbe naturelle un peu haute, sera plus riche en biodiversité* qu’un jardin au gazon planté et tondu au ras du sol. Les plantes spontanées sont appelées aujourd’hui « mauvaises herbes », cependant elles ont le pouvoir de réintroduire la nature et donc la vie dans des endroits parfois impromptus (entre un mur et un trottoir par exemple).

D’autre part, le mélange des fleurs et plantes potagères en fonction de leurs compatibilités permet de réduire les nuisibles et parasites, en augmentant les défenses naturelles et en annulant des fragilités, ou encore en permettant aux parasites d’occuper leur temps à une guerre de territoire plutôt qu’aux nuisances sur la plante.

Le sol renferme également une multitude d’organismes vivants d’une grande utilité puisqu’ils font partie intégrante du système de biodiversité qui nous entoure. La plupart des espèces se retrouve dans les 2-3 premiers centimètres du sol où les concentrations en matière organique et en racines sont les plus  levées. Donc halte aux idées reçues, il n’est pas bon pour le sol de bêcher profond car cela déséquilibre les couches du sol et son écosystème. Découvrez les insectes qui nous accompagnent sous nos pieds dans La vie cachée des sols.

 

Ces 3 notions permettent de stopper l’usage de produits phytosanitaires (engrais chimiques, pesticides, insecticides), responsables de la pollution des sols et des nappes phréatiques.
Si les collectivités et agriculteurs se tournent aujourd’hui vers des pratiques plus raisonnées des espaces, l’engagement des particuliers est également une priorité pour la qualité de l’eau et des sols à venir. C’est un véritable enjeu de santé publique car les produits phytosanitaires contribuent également à la pollution de l’air et aux maladies respiratoires.
Une solution existe : le jardinage écologique !

 

Je passe au jardinage biologique pour la santé et l’environnement !

  • Je réalise un potager bio !

http://www.mon-bio-jardin.com/potager-bio.html
http://www.tous-au-potager.fr/debuter/

J’achète mes semences bio et rustiques, de préférence, chez les fournisseurs écoresponsables, engagés dans le respect de l’environnement et les semences naturelles.
http://www.lesateliersenherbe.com/graines-semences-rustiques-amateurs-legumes-anciens/
http://potagerdurable.com/comparatif-des-meilleurs-sites-internet-de-vente-de-semences-peu-ordinaires

 

  • Je fais mon compost ou je l'achète local

Le compost permet notamment d’apporter tous les nutriments essentiels à un sol fertile.
Pour créer votre propre compost facilement, consulter la page dédiée.

Vous pouvez également vous fournir en compost 100% végétal utilisable en agriculture biologique, terreau, paillis et fumier de cheval, auprès du centre de compostage de Touban, à Saint-Médard-en-Jalles. http://la-grande-jaugue.fr/blog/wp-content/uploads/produits-la-grande-jaugue.pdf

 

  • Envie de développer vos compétences pour un jardin biologique productif ?

L’agroécologie, la biodynamie et la permaculture sont des techniques permettant d’atteindre ces objectifs. De nombreux stages et formations se développent dans ce domaine. Renseignements sur :
http://www.colibris-lemouvement.org/webzine/decryptage/permaculture-agroecologie-agriculture-bio-quelles-differences
http://www.bio-dynamie.org/
http://www.arte.tv/fr/mysterieuse-biodynamie/6952854,CmC=6952838.html
http://www.agroecologie.fr/
http://www.terraeco.net/La-permaculture-peut-elle-faire,51077.html

 

  • Des guides pour jardiner sans pesticides

Guide du jardinier amateur
http://www.agissons.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Brochure_Jardiniers_amateurs.pdf

Guide du jardinage écologique
http://www.gironde.fr/upload/docs/unknown/rc/2011-11/jardinez_propre_charte.pdf

+ d’info

http://ecocitoyens.ademe.fr/mes-loisirs/jardinage/jardinez-vert
http://www.lesecomatismes.com/mon-jardin/privilegions-les-engrais-naturels/fiches
http://www.lesecomatismes.com/mon-jardin/pour-diminuer-la-quantite-de-dechets-provenant-du-jardin/fiches
http://www.lesecomatismes.com/images/stories/CG33-JARDINEZ-PROPRE.pdf
http://www.gironde.fr/jcms/c_18644/jardiner-propre-ecomatismes
http://www.jardiner-autrement.fr/
http://www.mescoursespourlaplanete.com/TrucsVerts/Plein_air_43/Jardinage_40.html

 

Et vous, que faites-vous dans ce domaine ?

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