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Agir pour la biodiversité

 

L’homme fait partie intégrante du système naturel planétaire plus large, nommé écosystème.

La chaîne alimentaire, appelée par les spécialistes, "toile alimentaire", compte-tenu des multiples interactions entre les espèces, permet un fragile équilibre des milieux naturels, et elle permet à chaque espèce, dont l’homme de se reproduire, de s’alimenter donc de survivre.

L’homme a donc besoin et dépend de la biodiversité (diversité biologique) qui l’entoure. Santé, alimentation, matériaux, activités, habillement, le quotidien de l’homme dépend de la nature !

Préserver les espèces animales et végétales qui nous entourent devient donc un enjeu collectif majeur, pour lequel chacun peut agir à son échelle.

 

4 idées à retenir pour agir au quotidien pour la biodiversité

 

1/ Jardiner écologique pour stopper l’utilisation de produits phytosanitaires...

...éviter de polluer l’eau et le sol, et détruire la biodiversité locale, qui sera empoisonnée ou intoxiquée (voir la page « jardiner écologique »)

 

2/ Diversifier les espèces végétales et animales

Contrairement aux idées reçues, un jardin riche et productif va dépendre directement de la richesse de sa biodiversité. Insectes, fleurs et plantes diverses sont complémentaires pour créer un équilibre du jardin, ou du balcon ! Il est essentiel de maintenir ou recréer cette chaîne alimentaire et de vie.

--> Pensez aux associations de cultures pour une protection naturelle !

La nature est tellement bien faite que certaines plantes vont s’entraider à grandir et à se défendre contre les parasites. Ainsi, les plantations ne se font pas par hasard ! Au-delà du niveau d’ensoleillement et du type de sol, il est nécessaire de bien prendre en compte la compatibilité des plantes. Celles appartenant à la même famille sont généralement éloignées car elles attirent les mêmes parasites et appauvrissent plus rapidement le sol.

Le Saviez-vous ?
Les fleurs sauvages, plantes médicinales, aromatiques apportent, odeurs, couleurs et protection dans le potager. Le plus souvent, elles sont mellifères (contiennent du nectar et du pollen) et plaisent aux pollinisateurs !
+ d’info

http://www.jardin-a-manger.com/travauxdumois/compagnonnage.htm
http://www.aujardin.info/fiches/associations.php
http://www.jardinconseils.com/divers/bonnes-associations-legumes.html
http://potageretlalune.unblog.fr/les-aromatiques-et-plantes-au-potager/

--> Développez un jardin naturel et fleuri pour les pollinisateurs !

Les insectes pollinisateurs (bourdons, abeilles, papillons, scarabées, mouches, etc.) se nourrissent du nectar des fleurs. Ils permettent la pollinisation, c’est-à-dire la semence naturelle des graines et la reproduction des plantes. La richesse de diversité des cultures dépend directement de cette organisation naturelle biologique. Outre ce maintien de la richesse, les pollinisateurs contribuent à la production de miel, produit naturellement riche en sucre des fleurs et bénéfique pour la santé. Aujourd’hui, ces animaux essentiels à la vie végétale et à notre alimentation, sont fortement menacés par les pesticides. Les taux de mortalité explosent. Il est urgent d’inverser la tendance et de soutenir la survie de ces petits insectes.

Ce sont la couleur, l’odeur et la forme qui attire les pollinisateurs.
Cependant, afin que le pollinisateur ne reparte pas bredouille, il faut privilégier des fleurs à nectar. Nombre d’entre elles sont aromatiques ou médicinales, ce qui permet de faire plaisir à tout le monde : sauge officinale, pissenlit, souci, lavande, thym, bruyère, reine des près, bourrache, fenouil, marjolaine, agastache, mauve sylvestre, coquelicot des champs, bleuet…

+ d’info

http://www.mnhn.fr/museum/front/medias/autre/34911_11003_BIODIVPollinisateurs_DEFlight.pdf
http://www.tous-au-potager.fr/mes-5-fleurs-preferees-pour-attirer-les-pollinisateurs-au-potager/

Le Saviez-vous ?
La survie de plus de 70 % à 80 % des plantes à fleurs (angiospermes) dans le monde dépend directement de la pollinisation par les insectes. Par ailleurs, plus de 70 % des cultures, dont presque tous les fruitiers, légumes, oléagineux et protéagineux, épices, café et cacao, soit 35 % du tonnage de ce que nous mangeons, dépendent fortement ou totalement d’une pollinisation animale.
Aujourd'hui tous les scientifiques sont d'accord pour dire que l'on observe une disparition massive d'abeilles domestiques. Les derniers chiffres de l’Institut de recherches publiques France Agrimer, dépendant directement du Ministère de l’Agriculture, sont effarants. Plus de 1 000 colonies d’abeilles sont décimées en France… chaque jour ! En seulement 6 ans, le nombre d’apiculteurs aurait chuté de plus de 40 % ! Les pesticides en sont principalement responsables. Le frelon asiatique y contribue également depuis quelques années, en tant que redoutable prédateur, originaire d’Asie.
Je veux agir !

Je peux installer une ruche dans mon jardin ou je parraine la mise en place d’une ruche sur http://www.untoitpourlesabeilles.fr/
Ou participer au projet SPIPOLL pour l’observation des pollinisateurs (voir ci-dessous 4/ Recenser les espèces)
Ou favoriser l'habitat des pollinisateurs dans le jardin

Rappel des 3 règles d’or pour soutenir la survie des pollinisateurs :

1. Je n’utilise plus de produits phytosanitaires.
2. Je choisis des plantes mellifères (qui contiennent du nectar et du pollen) sauvages, naturelles et biologiques adaptées aux pollinisateurs. Certaines fleurs ont un pistil inaccessible du fait de la morphologie des pollinisateurs, prenez soin de varier les espèces et de prendre en compte cet aspect lors de votre choix.
3. Je favorise la présence de fleurs mellifères la plus grande partie de l’année. Par exemple, en choisissant des espèces à floraison différente ou bien en maintenant une partie enherbée non tondue dans mon jardin afin de conserver une prairie fleurie pour les pollinisateurs.

 

--> Pensez aux auxiliaires naturels du jardin pour une lutte biologique naturelle des parasites !

Les insectes aussi ont leur place au jardin. Formant une véritable mini-société, les insectes sont de véritables auxiliaires du jardin : aération de sol par les vers de terre notamment, destruction des ravageurs,…

La nature faisant bien les choses, pour tout problème survenant dans les plantations (potagers, massifs de fleurs, arbres en ville comme en campagne), il existe une solution dans la nature elle-même pour soigner, réparer, nettoyer et rééquilibrer le milieu. Les animaux auxiliaires sont capables de nettoyer un coin de nature de ses hôtes envahissants.

L’agriculture biologique utilise les insectes auxiliaires pour lutter contre les parasites sans avoir à utiliser de produits phytosanitaires ; on parle de "lutte biologique". Cela permet, dans le même temps, de rééquilibrer le milieu, en réintroduisant les insectes absents, afin de reconstituer une parfaite chaîne alimentaire.

A l’inverse, les produits chimiques (désherbants et autres, luttant contre les pucerons, les cochenilles etc. et les maladies) détruisent le milieu en détruisant les végétaux utiles aux insectes et, en détruisant les insectes qui nourrissent les auxiliaires. Supprimer un seul élément de la chaîne alimentaire, c’est détruire également les autres éléments. Si une coccinelle a besoin de pucerons pour vivre et que vous détruisez les pucerons chimiquement, la coccinelle ne pourra plus vivre donc ne pourra plus nourrir l’araignée qui ne pourra plus nourrir les oiseaux etc. Le jardin ainsi, perdra tous ses animaux pour devenir stérile et être caractérisé uniquement par les maladies et les nuisibles, sans compter les impacts sur l’environnement, votre entourage et vos animaux…

Si un « nuisible » s’installe dans votre potager ou vos rosiers, laissez le temps aux insectes et animaux auxiliaires de le repérer et d’arriver pour faire le nettoyage.

La présence dans un jardin de limaces, de scarabées, de pucerons et autres animaux que vous trouvez dévastateurs, sont autant de signes de bonne santé de la nature !

+ d’info

http://www.terrevivante.org/240-insectes-auxiliaires-les-allies-du-jardinier.htm
http://lepotager.free.fr/articles/auxiliaires_au_jardin.php
http://www.aujardin.info/fiches/auxiliaires.php
http://mag.plantes-et-jardins.com/conseils-de-jardinage/fiches-conseils/lutte-biologique-utiliser-les-insectes-auxiliaires

--> Soutenez les espèces rustiques, vivaces et biologiques !

Soutenir la biodiversité fait également référence à l’enjeu de conservation des espèces traditionnelles. L’uniformisation et la sélection conventionnelle de certaines espèces végétales entraînent un appauvrissement de la biodiversité, notamment par la disparition de certaines espèces anciennes. On peut prendre l’exemple des légumes oubliés, qui refont surface depuis quelques années dans l’alimentation des Français. Choisir des espèces vivaces et traditionnelles permet également de soutenir l’autonomie alimentaire face au contrôle des semences et cultures par l’industrie semencière.

En optant pour la biodiversité, retrouvez les parfums, les saveurs, les couleurs d'antan. Faites des expériences. Retrouvez et développez d'anciennes espèces, faites vos graines bio, et peu importe si vos tomates ne produisent pas 10 kg par pied ou si vos concombres ne ressemblent pas à ceux du supermarché vous aurez ainsi fait une action citoyenne en pérennisant peut être une variété en voie d'extinction. Faites confiance aux petits producteurs de semences qui se battent chaque jour afin que nos potagers ne ressemblent pas bientôt à un grand désert uniforme dans la main des grands semenciers.

Plante rustique, Plante vivace, késako ?
Une plante rustique est une plante qui résiste au froid. Attention, cette notion est très relative. En fonction du climat de la région, de l’exposition ou de la qualité du drainage, une même plante peut, au même endroit, bien ou mal passer l’hiver.
Une plante vivace s’oppose à une plante annuelle. Une plante annuelle vit une année puis disparaît définitivement (sauf que le semis peut redonner de nouvelles plantes pour l’année suivante). Une plante vivace va, en général, disparaître (en apparence) en hiver puis repartir au printemps. Sa racine est pérenne, même si son feuillage ne l’est pas. Elle dure donc plusieurs années si ses conditions de végétation sont respectées.
Que signifie l’annotation « F1 » pour les graines et plants ?
Une variété F1 est une variété hybride, c’est-à-dire issue d'un croisement entre deux variétés distinctes (F1 signifie première génération). L’hybridation permet un rendement généralement meilleur que les anciennes variétés, une plus grande stabilité dans la forme, la couleur, et une plus grande résistance aux maladies.
Cependant, elles ne sont pas vivaces et ne peuvent être replantées. Les graines issues d'hybrides donc F2 (seconde génération) sont pour la plupart stériles, sans pouvoir de germination, empêchant ainsi les agriculteurs et particuliers d'utiliser leurs propres semences. Si elles ne le sont pas, elles donneront des plantes qui reprendront les caractéristiques du plant père ou mère sans savoir ce que vous obtiendrez, en perdant de leur vigueur, car celles-ci ne sont pas inscrites dans leur patrimoine génétique.
L'industrie semencière, économie d'échelle oblige, ne tire sa rentabilité que de la production de quantités les plus importantes possibles d'un minimum de variétés.
Quoi de meilleur que de bons produits anciens, 100% naturels, plein de couleur, de goût et de forme originale !

 

Des associations et organismes vous guident dans cet engagement.

+ d’info

https://kokopelli-semences.fr/
http://www.conservatoirevegetal.com/
http://www.lepotagerduncurieux.org/
http://www.germinance.com/
http://www.semaille.com/

 

3/ Créer, favoriser et préserver les habitats

Même s’ils sont tous petits, les insectes et petits animaux du jardin ont une maison. Ils ont besoin, comme nous, d’un habitat pour s’abriter, dormir, se reproduire ou hiberner.
Chaque petit recoin du jardin peut devenir un habitat écologique pour une espèce ou plusieurs.
La préservation des habitats est la clé pour maintenir la biodiversité dans le jardin car sans habitat, ces animaux déménagent, ou le plus souvent disparaissent car ne retrouvent pas d’autres endroits adaptés. C’est le cas par exemple des hirondelles, amphibiens (grenouilles, crapauds), escargots, etc.
Hôtel à insectes, nids, nichoirs pour pollinisateurs, … les idées ne manquent pas pour loger tout ce beau monde, et cela permet de décorer le jardin, ou balcon, de manière originale et naturelle. Pour cela, vous pouvez par exemple récupérer du bois ou du carton, et fabriquer ces habitats vous-même !
Si vous observez des nids, « zones de résidence » d’insectes ou petits animaux, faites en sorte le plus possible de les maintenir en l’état. Si cela n’est pas possible, en raison de travaux par exemple, faites en sorte de déménager le nid ou la zone d’habitation dans un endroit similaire (abris, luminosité, ensoleillement, hygrométrie,..).

+ d’info

http://www.terrevivante.org/237-construire-un-hotel-a-inscetes.htm
http://www.terrevivante.org/735-loger-les-insectes-auxiliaires-temoignages-de-jardiniers.htm
http://observatoire-agricole-biodiversite.fr/participer/les-protocoles/nichoirs-pollinisateurs
http://www.gerbeaud.com/nature-environnement/hotel-insectes-abri.php
http://www.natures-paul-keirn.com/article-hotels-nichoirs-et-abris-pour-les-abeilles-et-autres-insectes-pollinisateurs-114506140.html
http://arthropologia.org/IMG/pdf/guide_auxiliaire_GL.pdf
http://www.attentionalaterre.com/fabriquer-nichoir-hirondelles/
http://nichoirs.net/page5-9.html

 

4/ Recenser les espèces : soyez Observateurs de la nature qui vous entoure !

La menace de disparition ou la destruction avérée des espèces végétales et animales, amène chacun à pouvoir agir pour défendre notre patrimoine naturel collectif.
Vous pouvez participer aux travaux de spécialistes, scientifiques et partagez vos observations grâce à différents programmes et initiatives.

- Recensement des hirondelles et amphibiens

La réserve naturelle des marais de Bruges organise chaque année un recensement des espèces menacées : hirondelles de fenêtre, hirondelles rustiques ou de cheminée, amphibiens. Aidez-les à suivre ces espèces sur Bruges en cliquant ici.

- Projet de sciences participatives SPIPOLL pour les pollinisateurs

Le SPIPOLL a pour but d’obtenir des données quantitatives sur les insectes pollinisateurs et/ou floricoles en mesurant les variations de leur diversité et celles de la structure des réseaux de pollinisation, sur l’ensemble de la France métropolitaine. Vous avez un appareil photo et vous aimez observer le petit monde des insectes, envoyez vos photos et participez aux travaux !

+ d'info

http://www.spipoll.org/participer/un-programme-de-sciences-participatives

- Atlas de la biodiversité CUB

Dans le cadre de son projet métropolitain, la CUB s'engage pour mieux préserver la biodiversité, et lance une étude de recensement de la faune et de la flore de son territoire.
L'objectif : déterminer l'ensemble des espèces présentes sur l'agglomération, identifier les zones les plus sensibles, les espèces à protéger...
Pour cela, chaque habitant de la CUB peut devenir acteur de l’Atlas Participatif pour la faune de la CUB, en témoignant de l’observation des espèces étudiées et du lieu d’observation.

+ d’info

http://www.lacub.fr/projets-nature/atlas-de-la-biodiversite
http://www.lacub.fr/atlas-participatif

 

Il reste toujours constructif et enrichissant d’analyser ces petits animaux qui nous entourent. Les abris à insectes ou encore les caméras d’observation sont de bons outils en complément des yeux. N’hésitez pas à faire participer vos enfants à ce jeu d’observation qui vous permettra très vite de mesurer la qualité écologique de votre jardin.

+ d’info

http://www.aujardin.info/fiches/observer-animaux.php

 

Et vous, que faites-vous dans ce domaine ?

Je partage mon astuce ou conseil !
Le test suivant nous permet de vérifier que vous êtes bien une personne et non un automate. Renseignez le résultat de cette opération (par exemple, pour 1 + 3, renseignez 4).