Quiz sur les arbres remarquables

Le Noyer d'Amérique ou Noyer noir (Juglans nigra)

Cet arbre a plus de 200 ans : vrai ou faux ?

C’est un grand arbre de la famille des Juglandacées, originaire d'Amérique du Nord, largement cultivé pour ses fruits, son bois et ses qualités ornementales. Il est introduit un peu partout dans le monde. Les deux pays européens qui comprennent les plus grandes superficies plantées en noyer noir sont la Hongrie et la Roumanie. 

C’est un des 2 arbres labellisés en 2017 « Arbres remarquables » par l’association A.R.B.R.E.S. au Parc Treulon.  

Agé de plus de 200 ans, il est reconnu pour sa taille impressionnante et ses fruits ronds. 

Le noyer d'Amérique sécrète une substance chimique naturelle par ses racines et ses feuilles (la juglone) qui empêche certaines plantes de pousser trop près de lui. 

Pendant la Première et la Seconde Guerre mondiale, le bois de noyer noir était réquisitionné par l'armée américaine. Il était utilisé en priorité pour fabriquer les crosses de fusils et les hélices d'avions. Pourquoi ? Parce qu'il ne se déforme pas, amortit très bien les vibrations et résiste aux chocs sans éclater. 

 Le brou vert qui entoure la noix contient un pigment très puissant. Historiquement, ce jus noir servait à teindre les tissus, mais il a aussi été utilisé pour fabriquer une encre d'écriture durable, notamment par les soldats durant la guerre de Sécession. 

Le Catalpa commun (Catalpa bignonioides)

Quel est l'âge de l'arbre ?

Aussi appelé Catalpa de Caroline ou arbre aux haricots, est un bel arbre d'ornement originaire d'Amérique du Nord, très apprécié pour son ombre. 

On le reconnait à ses très grandes feuilles en forme de cœur, ses fleurs blanches en cloche en début d'été et ses longs fruits qui pendent comme des haricots. 

C’est un des 2 arbres labellisés en 2017 « Arbres remarquables » par l’association A.R.B.R.E.S. au Parc Treulon. Il est âgé de plus de 200 ans. 

 Bien que ses branches soient cassantes face au vent, son bois est extrêmement résistant à la pourriture. Il a longtemps été utilisé en Amérique pour fabriquer des traverses de chemin de fer et des piquets de clôture. 

Ses grandes feuilles en forme de cœur contiennent du linalol, une molécule qui agit comme un répulsif naturel contre les moustiques et les mouches. C'est l'arbre idéal à planter près d'une terrasse pour profiter des soirées d'été. 

Le platane (Platanus)

On le trouve souvent au bord des routes. Pourquoi ?

C’est un genre de grands arbres majestueux appartenant à la famille des Platanaceae. Couramment planté en milieu urbain et le long des routes pour son ombre généreuse, il se distingue par des caractéristiques très reconnaissables. 

Le platane n'a pas été choisi par hasard pour border nos boulevards. Son écorce qui pèle régulièrement lui permet de se débarrasser des particules fines et de la pollution urbaine accumulée, agissant comme un véritable filtre autonettoyant. 

Si les routes de France et d'Europe sont si souvent bordées de platanes, on le doit en grande partie à Napoléon Bonaparte. Il a ordonné leur plantation massive le long des routes militaires pour garder ses troupes à l'ombre et au frais pendant les marches d'été. 

Ginkgo (Ginkgo biloba)

Pourquoi l'appelle-t-on aussi "arbre aux 40 écus" ?

Le Ginkgo biloba est naturalisé dans le sud-est de la Chine dans les monts Tianmushan. Il s'agit d'une espèce cultivée, la version sauvage ayant presque complètement disparu. Vers le début du XIIe siècle, il arrive au Japon et en Corée. C’est dans le jardin botanique d’Utrecht que le premier ginkgo européen aurait été planté en 1730 et en France dans celui de Montpellier en 1778. 

C'est la plus ancienne famille d'arbres connue, puisqu'elle serait apparue il y a plus de 270 millions d'années. Elle existait déjà une quarantaine de millions d'années avant l'apparition des dinosaures. Un Ginkgo biloba a survécu à la bombe atomique d'Hiroshima, alors que toute autre forme de vie alentour avait été détruite. 

Aussi appelé arbre aux quarante écus, arbre aux mille écus, ou encore arbre aux abricots d'argent. 

Il doit son nom soit au prix très élevé payé pour l'achat de ses premiers plants importés en France au XVIIIe siècle, soit à la couleur jaune d'or de ses feuilles en automne qui forment un tapis de pièces d'or.

Le Chêne rouge d'Amérique (Quercus rubra)

Ce chêne n'est pas utilisé pour fabriquer des tonneaux de vin. Pourquoi ?

Il est principalement utilisé pour la menuiserie intérieure, l'ébénisterie (fabrication de meubles) et les revêtements de sol (parquets).  

Contrairement au chêne blanc, il est poreux et ne retient pas les liquides. Il est donc totalement exclu de la tonnellerie et des usages extérieurs sans traitement lourd. 

Arrivé en France entre 1700 et 1750 grâce à des botanistes curieux. Le premier spécimen français a été planté en 1732 dans les jardins du Petit Trianon à Versailles. Il est devenu l'arbre symbole de l'État du New Jersey aux États-Unis.  

Peut atteindre 20 à 30 mètres de hauteur (parfois 35 m). Ses grandes feuilles à pointes acérées virent au jaune puis au rouge écarlate à l'automne. Ses bourgeons ont une couleur rouge prononcé.

Érable sycomore (Acer pseudoplatanus)

Cet arbre ne se trouve jamais à proximité de chevaux. Pourquoi ?

Aussi appelé grand érable ou faux platane, est un arbre forestier majestueux originaire d'Europe centrale et méridionale, capable d'atteindre 35 mètres de hauteur et de vivre jusqu'à 500 ans. 

Nos forestiers plantent des érables sycomores parce que cette essence robuste s'adapte facilement bien à différents types de sols et de climats. Essence de croissance rapide au stade juvénile et se comportant en pionnière dans les accrus, elle est intéressante dans les nouvelles plantations. 

Par ailleurs, l'érable sycomore est un arbre utile à la biodiversité car il peut abriter de nombreux animaux et insectes, en plus de fournir de la nourriture pour certaines espèces animales. Il produit un bois durable et de bonne qualité qui intéresse la filière bois. 

C’est un arbre que l’on apprécie particulièrement pour son esthétique favorisée par un feuillage dense, un houppier ample ovoïde et une forme élégante. 

L'intoxication de l'érable sycomore chez le cheval provoque la myopathie atypique, une maladie musculaire foudroyante dont le taux de mortalité oscille entre 75 % et 90 % en seulement quelques jours. 

Il s'agit d'une urgence vétérinaire absolue. Les chevaux s'intoxiquent en mangeant les samares (fruits ailés) à l'automne, ou les plantules (jeunes pousses) au printemps. Ces deux éléments renferment une toxine redoutable : l'hypoglycine.

Les enfants utilisent spontanément ses samares comme pince-nez ou comme “hélicoptères”, grâce à leur excroissance membraneuse en forme d’aile.

Le Chêne pédonculé (Quercus robur)

Pourquoi cet arbre est-il important à Venise ?

C’est l'arbre forestier le plus emblématique d'Europe occidentale, symbole de puissance, de robustesse et de longévité.

C’est la longueur du pédoncule des glands qui a donné son nom au chêne pédonculé. À l’inverse, le Chêne sessile a ses glands presque sessiles (sans pédoncule).  

Le Chêne pédonculé est aussi un symbole de sagesse et de puissance, souvent associé aux druides dans l’imaginaire celtique. 

Le bois de chêne pédonculé est presque imputrescible (qui ne pourrit pas) s'il est totalement immergé et privé d'air. Une grande partie des piles de bois enfoncées dans la vase qui soutiennent les palais de Venise depuis des siècles provient de chênes d'Europe centrale.

Le Tilleul commun (Tilia x europaea)

Quel est son point commun avec l'Érable ?

C’est un grand arbre bien connu pour son port majestueux, son ombre rafraîchissante en été et ses utilisations en phytothérapie. 

Les inflorescences (fleurs et bractées séchées) sont réputées pour leurs vertus sédatives, calmantes et antispasmodiques, idéales pour lutter contre l'anxiété et favoriser l'endormissement. 

Plus de 60 000 tilleuls ont été plantés en France après la Révolution de 1789 comme symboles de liberté. 

Henri IV a ordonné la plantation de tilleuls devant chaque église de France pour abriter les réunions publiques. 

La grande feuille modifiée (bractée) du tilleul, qui reste soudée à l'infrutescence et agit comme une aile pour faire tourbillonner les fruits dans le vent à la manière d'un hélicoptère (comme l’Erable).

Cèdre de l'Atlas (Cedrus atlantica)

Au Maroc, un Cèdre millénaire porte un nom propre. Lequel ?

Originaire des montagnes du Maroc et d'Algérie, cet arbre imposant est aujourd'hui classé en danger d'extinction dans son milieu naturel par l'UICN, mais il est très largement planté en Europe pour l'ornement, le reboisement et son bois précieux. 

Le sauveur des forêts françaises : Face au changement climatique et aux sécheresses répétées qui frappent l'Europe, les forestiers plantent massivement le Cèdre de l'Atlas en France (notamment dans le grand quart Sud-Est). Il remplace les essences locales comme le hêtre ou le sapin qui ne supportent plus le manque d'eau. 

Le plus célèbre d'entre eux était le Cèdre de Gouraud au Maroc. Cet arbre millénaire mesurait près de 35 mètres de haut et portait le nom du général français qui l'avait découvert au début du XXe siècle. Bien qu'il soit mort debout en 2003, sa silhouette reste un monument touristique incontournable. 

Lorsqu’il prend de l’âge, il perd ces branches basses et prend alors une forme tabulaire caractéristique (les branches s’étalent à l’horizontale).

Pin de l'Himalaya (Pinus wallichiana)

Quel est l'autre nom qu'on lui prête ?

C’est un grand arbre d'ornement célèbre pour ses longues aiguilles pendantes et souples qui lui donnent un aspect pleureur très élégant. 

Dans son milieu naturel, il grimpe jusqu'à 4 000 mètres d'altitude, bravant les vents violents et les hivers glaciaires du Népal et du Bhoutan. 

En Inde, cette résine collante est récoltée pour fabriquer de la térébenthine de haute qualité et des huiles essentielles aromatiques. 

Son autre nom est le " Pin pleureur ", aussi parce que ses cônes sécrètent une quantité impressionnante de résine liquide qui goutte continuellement.

Le Plaqueminier du Japon (Diospyros kaki)

Quel est le lien entre cet arbre et Nagasaki ?

Communément appelé kaki, est un arbre fruitier originaire de Chine réputé pour ses fruits d'automne colorés et sucrés : les kakis. 

Le kaki est un fruit excellent pour la santé. Il est particulièrement riche en vitamine C, en provitamine A (carotènes, d'où sa couleur orange) et en fibres, ce qui en fait un parfait allié énergétique pour affronter l'hiver.

Son nom scientifique, Diospyros, vient du grec ancien et signifie littéralement « fruit des dieux » ou « blé de Zeus ». Son bois est si dense et dur qu'il appartient à la même famille que l'ébène. 

Un symbole de résilience : Deux plaqueminiers ont survécu aux bombes atomiques nommées FAT MAN de Nagasaki en 1945. Appelés « arbres de la paix », ils sont devenus un symbole mondial de vie et de force. 

Le Pin parasol ou Pin pignon (Pinus pinea)

Est-ce que son fruit peut se retrouver dans votre assiette ?

C’est un conifère emblématique du Bassin méditerranéen. Il est immédiatement reconnaissable à sa silhouette unique en forme de parasol déployé à l'âge adulte, alors que son port est plutôt sphérique lorsqu'il est jeune.

 Ce sont les Romains qui ont largement contribué à propager le pin parasol tout autour de la mer Méditerranée. Ils en plantaient le long de leurs voies de communication et autour de leurs camps militaires, car les pignons constituaient une source de nourriture énergétique, légère et facile à conserver pour les légionnaires. 

Les pignons de pin cachés dans ses cônes sont l'ingrédient indispensable et authentique du véritable pesto alla genovese italien, aux côtés du basilic, du parmesan et de l'huile d'olive. 

Il existe aussi La Tarte aux pignons de Saint-Tropez (France) C'est une tarte fine, croustillante et intensément parfumée. 

Enfin le fruit peut également accompagner une salade.

Marronnier d'Inde (Aesculus hippocastanum)

Est-ce que son fruit est comestible ?

En dépit de son nom, le Marronnier d’Inde est originaire d’Asie Mineure. Rapporté de Turquie au XVIIe siècle, ce grand arbre au port majestueux a trouvé place aussitôt dans les parcs et jardins publics de nos villes. Son nom vient du latin « hyppocastanum » qui signifie châtaigne de cheval, car les Turcs l’utilisaient pour stimuler leurs chevaux. Dès le XXe siècle, la graine et l’écorce de Marronnier d’Inde sont traditionnellement recommandées dans le traitement des troubles fonctionnels de la fragilité capillaire et notamment en cas d’insuffisance de la microcirculation des viscères, comme les varices de l’œsophage, du bassin ou les hémorroïdes. 

Attention à ne pas le confondre avec le châtaignier : le marron du marronnier d'Inde est toxique et non comestible, contrairement à la châtaigne (souvent appelée "marron" en cuisine). 

Oranger des Osages (Maclura pomifera)

Comment ses graines ont-elles pu se déplacer ?

L'Oranger des Osages fut découvert au XVIIe siècle aux États-Unis, dans l'actuel Missouri, alors territoire des Indiens Osages. Ces derniers utilisaient son bois pour fabriquer des arcs, et le latex de ses fruits et de ses racines, qui possède la particularité de jaunir au contact de l'air, pour se peindre le visage et teindre les vêtements. 

Le bois de l'Oranger des Osages, très dense, résiste bien au pourrissement. Il est particulièrement apprécié pour la fabrication de manches d'outils, de poteaux ou de gournables (cheville en bois). Enfin, il brûle particulièrement bien, et longtemps. Il fut notamment employé par les colons pour la construction de traverses de voies ferrées. 

Il était également utilisé pour délimiter les enclos du bétail avant l'introduction du fil de fer barbelé, en raison des épines longues et pointues poussant à la base des feuilles 

Malgré son nom, il ne s'agit pas d'un agrume. Non comestible, son goût est très amer et sa pulpe contient un latex collant. 

Le fruit de cet arbre (qui ressemble à un cerveau) n'est consommé par aucun animal actuel car sa pulpe est amère et collante. Les scientifiques estiment que la prolifération de l'arbre dépendait autrefois du paresseux géant d'Amérique (disparu il y a environ 12 000 ans) pour manger ses fruits et disperser ses graines.

Le Magnolia à grandes fleurs (Magnolia grandiflora)

D'où vient le nom de Magnolia ?

C’est un arbre majestueux célèbre pour son feuillage persistant vernissé et ses spectaculaires fleurs blanches parfumées. 

Les magnolias sont apparus sur Terre il y a environ 95 millions d'années, bien avant les abeilles ! Leurs fleurs sont donc adaptées pour être pollinisées par les coléoptères (scarabées). C'est pour résister à ces insectes aux mandibules robustes que leurs pétales sont si épais et coriaces. 

Le symbole du Sud-américain : C'est l'arbre emblématique du bassin du Mississippi. Il est si populaire qu'il est la fleur officielle et l'arbre d'État de la Louisiane et du Mississippi. 

On doit son nom au célèbre botaniste suédois Carl von Linné. Il a choisi de baptiser ce genre en hommage à Pierre Magnol (1638-1715), un médecin et éminent botaniste qui fut directeur du Jardin des plantes de Montpellier. 

Ironie de l'histoire : Pierre Magnol est mort sans jamais avoir vu ou décrit un seul magnolia de sa vie, l'arbre ayant été baptisé ainsi après son décès !

Le Robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia)

Le miel de Robinier existe-t-il ?

Aussi appelé acacia blanc, est un arbre de la famille des Fabacées originaire d'Amérique du Nord et largement implanté en Europe. 

C'est Jean Robin, arboriste des rois de France, qui a planté le tout premier spécimen en Europe en 1601 à Paris. C'est pour cela qu'il s'appelle Robinia. Le plus incroyable ? Cet arbre est toujours vivant aujourd'hui dans le Square René-Viviani ! C'est officiellement le plus vieil arbre de Paris. 

Grâce à sa résistance naturelle à l'humidité et aux champignons, un simple piquet de clôture en robinier enfoncé dans la terre peut durer plus de 30 ans sans aucun traitement chimique, devançant de loin le chêne ou le châtaignier. 

Le fameux « miel d'acacia » que l'on trouve en magasin provient en réalité exclusivement des fleurs de ce robinier faux-acacia. Le véritable acacia (qui pousse surtout en Afrique ou en Australie) ne produit pas ce miel clair et liquide si populaire chez nous.

Le Pin de Monterey (Pinus radiata)

Il a un bilan écologique médiocre. Pourquoi ?

Également connu sous le nom de Pin insigne, est un grand conifère originaire de la côte centrale de la Californie. Malgré son statut d'espèce en danger dans son habitat d'origine extrêmement restreint, sa croissance extrêmement rapide en a fait le pin le plus cultivé au monde pour la production de bois de sylviculture.

Grâce à ses graines légères facilement dispersées par le vent, il s'échappe fréquemment des plantations. Dans l'hémisphère sud, notamment en Nouvelle-Zélande et au Chili, il colonise de manière agressive les écosystèmes naturels, éliminant les forêts indigènes et menaçant des plantes rares. 

Les forêts de production de pins de Monterey forment des canopées très denses qui bloquent la lumière du soleil. Le sol se retrouve rapidement tapissé d'un tapis d'aiguilles épaisses et acides, empêchant le développement du sous-bois et réduisant drastiquement la faune et la flore locales.

Le Mûrier blanc pleureur (Morus alba 'Pendula')

Quel est le lien entre cet arbre et la soie ?

C’est un petit arbre d’ornement très élégant, apprécié pour ses longs rameaux souples qui retombent en cascades denses jusqu'au sol. Contrairement à l'espèce type qui devient immense, cette variété pleureuse conserve un développement limité, ce qui la rend idéale pour les petits jardins, les pelouses, ou même les grands bacs. 

Les fleurs du mûrier blanc détiennent un record absolu dans le monde végétal. Pour propulser leur pollen, les étamines se détendent en libérant leur énergie en moins de 25 microsecondes. Le pollen est ainsi éjecté à plus de la moitié de la vitesse du son (environ 560 km/h) ! 

L'arbre de la soie : Sans cet arbre, la soie n'existerait pas. Ses feuilles sont la nourriture exclusive des chenilles du bombyx du mûrier, plus connues sous le nom de vers à soie. C'est pour cette raison qu'il a été massivement planté en Europe (notamment dans le sud de la France) à partir du XVIe siècle.

Le savonnier (Koelreuteria paniculata)

Pourquoi l'appelle-t-on savonnier ?

Il est aussi appelé arbre aux lanternes ou arbre à lampions, est un magnifique arbre d'ornement appartenant à la famille des Sapindacées. Originaire d'Asie de l'Est (Chine et Corée).

Un faux jumeau : Bien que son écorce et ses capsules contiennent de la saponine (ce qui lui vaut son nom), ce n'est pas lui qui produit les fameuses "noix de lavage" vendues dans le commerce. Celles-ci proviennent de son cousin tropical, le vrai Sapindus mukorossi (l'arbre à savon).

Un héros des villes : C'est l'un des arbres les plus résistants face au réchauffement climatique. Il adore la chaleur, résiste à la sécheresse et tolère si bien la pollution urbaine qu'il est devenu une star des parcs urbains modernes.

Le Sophora pleureur du japon (Sophora japonica 'Pendula' ou Styphnolobium japonicum 'Pendula')

Dans quel pays d'Europe est-il apparu en premier ?

Malgré son nom de Sophora japonica, cet arbre est en réalité originaire des plaines de Chine. Il a simplement été beaucoup planté et cultivé au Japon, d'où la confusion lors de son attribution scientifique.

Les toutes premières graines de Sophora arrivées en Europe ont été envoyées de Chine par le père jésuite Pierre d'Incarville en 1747. Elles furent confiées au célèbre botaniste Bernard de Jussieu au Jardin des Plantes de Paris où l'arbre historique, vieux de près de 280 ans, trône toujours fièrement.

En Asie, ses boutons floraux étaient récoltés et utilisés pour produire une teinture jaune de très grande qualité, réservée aux vêtements de la soie impériale.